 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
| NAVIGATION
: Accueil > Nos
Conseils > Nos services
aux chefs d'entreprise |

NOS SERVICES AUX CHEFS
D’ENTREPRISE
6-
Quels sont les effets du Redressement Judiciaire ?
 Interdiction
de régler toutes les dettes dont l’origine est
antérieure à l’ouverture du Redressement
Judiciaire,
lesquelles
seront à déclarer
auprès du Représentant des Créanciers.
Cette mesure s’applique à tous les créanciers
et
concerne aussi les emprunts qui ne sont pas considérés
comme des contrats en cours. Aussi postérieurement
au
jugement de Redressement Judiciaire, il n’est donc
plus possible de payer les mensualités des emprunts
contractés
avant
le Redressement Judiciaire.
 Les
créances nées après l’ouverture
de la procédure collective doivent au contraire être
réglées normalement
et intégralement à leur échéance.
Le non-respect de cette exigence entraînerait la Liquidation
Judiciaire.
 Les
poursuites individuelles sont arrêtées.
Aucun créancier ne peut plus poursuivre ni engager
de procédure
de
saisie pour obtenir le paiement des dettes antérieures
au jugement.
 Le
cours des intérêts est arrêté sauf
exception légale.
 Les
contrats en cours au jour de l’ouverture du Redressement
Judiciaire (sauf les emprunts) peuvent éventuellement
être
poursuivis. En l’absence d’Administrateur Judiciaire,
il appartient pour ce faire au dirigeant de répondre
impérativement dans
le délai d’un mois par lettre recommandée
avec accusé de réception à toute demande
de
poursuite
d’un contrat formulée par un cocontractant
après avoir obtenu l’accord
du Juge Commissaire.
Attention
: A défaut, le contrat
serait automatiquement et irrémédiablement résilié.
Il peut en être ainsi en particulier du bail du local
affecté à l’exploitation et dont la résiliation
pourrait compromettre les chances de redressement de l’entreprise.
 En
l’absence d’Administrateur Judiciaire, la gestion
de l’entreprise est assurée par le dirigeant seul.
Le Représentant
des
Créanciers ne peut s’immiscer
dans la conduite des affaires. Toutefois, pour les décisions
d’aliénation
(vente
d’actifs immobilisés),
de licenciement, de poursuite de contrats en cours, l’autorisation
préalable du
Juge
Commissaire est obligatoire.
 Dès
le début de la période d’observation, un
inventaire des biens de l’entreprise est réalisé. Pour
une personne physique,
il
concerne l’ensemble de son
patrimoine.
 Le
ou les comptes bancaires sont bloqués et un nouveau
compte doit être ouvert à compter de la date du
jugement
d’ouverture
(compte « RJ» ou compte « BIS »).
Les soldes créditeurs des anciens comptes bancaires
y sont virés.
Ce
nouveau compte fonctionne sous la seule signature du dirigeant
lorsqu’il n’est pas nommé d’Administrateur
Judiciaire.
Si
la banque n’a pas fait spontanément
le nécessaire, il appartient au dirigeant d’en
prendre immédiatement l’initiative.
 Les
déclarations fiscales et sociales doivent être
adressées normalement aux organismes concernés,
sans paiement
pour
les déclarations afférentes
aux périodes antérieures à l’ouverture
de la procédure de Redressement Judiciaire.
En
revanche, les déclarations afférentes aux périodes
postérieures doivent être accompagnées
du règlement
correspondant.
 Pour
sa rémunération, le chef d’entreprise
doit saisir le Juge Commissaire en indiquant succinctement
sa
situation
personnelle afin que le Juge Commissaire puisse rendre une
ordonnance fixant la rémunération
du
chef
d’entreprise.
 Les
poursuites contre les personnes s’étant portées
caution d’une dette de l’entreprise sont provisoirement
suspendues
durant la période d’observation.
< retour
|