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LA SAUVEGARDE

4. Quels sont les principaux effets de la procédure de sauvegarde ?

Interdiction de régler toutes les dettes dont l’origine est antérieure à l’ouverture de la procédure , sauf paiement par
compensation des créances connexes . Les créances seront à déclarer auprès du Mandataire Judiciaire. Cette mesure
s’applique à tous les créanciers et concerne aussi les emprunts qui ne sont pas considérés comme des contrats en
cours. Aussi, postérieurement à l'ouverture, il n’est donc plus possible de payer les mensualités des emprunts contractés
avant la sauvegarde.

Les créances nées après l’ouverture de la procédure collective pour les besoins du déroulement de la procédure ou
en contre partie d'une prestation fournie au débiteur pour son activité professionnelle doivent au contraire être
réglées normalement
et intégralement à leur échéance. Le non-respect de cette exigence peut entraîner la Liquidation
Judiciaire.

Les poursuites individuelles sont arrêtées. Aucun créancier ne peut plus poursuivre ni engager de procédure de saisie
pour obtenir le paiement des dettes antérieures au jugement.

Le cours des intérêts est arrêté sauf exception légale.

Les contrats en cours au jour de l’ouverture de la procédure de sauvegarde (sauf les emprunts) peuvent éventuellement
être poursuivis. En l’absence d’Administrateur Judiciaire, il appartient pour ce faire au Dirigeant de répondre
impérativement dans le délai d’un mois par lettre recommandée avec accusé de réception à toute demande de poursuite
d’un contrat formulée par un cocontractant, après avis conforme du Mandataire judiciaire.

Attention : A défaut, le contrat serait automatiquement et irrémédiablement résilié.

En l’absence d’Administrateur Judiciaire, la gestion de l’entreprise est assurée par le Dirigeant seul. Le Mandataire
Judiciaire ne peut s’immiscer dans la conduite des affaires. Toutefois, pour les décisions d’aliénation (vente d’actifs
immobilisés), l’autorisation préalable du Juge Commissaire est obligatoire.

Dès le début de la période d’observation, un inventaire des biens de l’entreprise est réalisé. Pour une personne physique,
il concerne l’ensemble de son patrimoine.

Le ou les comptes bancaires sont bloqués et un nouveau compte doit être ouvert à compter de la date du jugement
d’ouverture (compte « SAUVEGARDE » ou compte « BIS »). Les soldes créditeurs des anciens comptes bancaires y sont
virés. Ce nouveau compte fonctionne sous la seule signature du Dirigeant lorsqu’il n’est pas nommé d’Administrateur
Judiciaire. Si la banque n’a pas fait spontanément le nécessaire, il appartient au Dirigeant d’en prendre immédiatement
l’initiative.

Les déclarations fiscales et sociales doivent être adressées normalement aux organismes concernés, sans paiement
pour les déclarations afférentes aux périodes antérieures à l’ouverture de la procédure de Sauvegarde.
En revanche, les déclarations afférentes aux périodes postérieures doivent être accompagnées du règlement
correspondant.

Pour sa rémunération, le chef d’entreprise doit saisir le Juge Commissaire en indiquant succinctement sa situation
personnelle afin que le Juge Commissaire puisse rendre une ordonnance fixant sa rémunération.

Les poursuites contre les personnes physiques co-obligées ou ayant consenti un cautionnement ou une garantie
autonome sont provisoirement suspendues jusqu'au jugement arrêtant le plan de sauvegarde ou le prononcé de la
liquidation judiciaire. Le Tribunal pourra ensuite s'il y a lieu accorder des délais ou un différé de paiement dans la limite de
deux ans.

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